Le regard très personnel porté par le Maître de Zen,
Oyama TAKUASHI sur le carton.

" Entends-tu le murmure de l’arbre dans la montagne ? "

Le carton

Ami pauvre du bois et de l’immaculé, je me sens parfois rejeté. De pâte à papier grossière je me suis formé, pour, de cannelures différentes et profondes, exister. Délaissé d’une beauté ignorée du temps, de solitude je m’en suis allé. D’une envie de paraître ou d’être aimé, je me laisse imaginer. Devenir un hêtre de la forêt de Brocéliande serait de contes et de légendes. Mais incompris sur le bord d’un trottoir, mes rêves ne sont plus que formes ou désespoir. De mes longs voyages, je ne garde que souvenirs et tristes pages. Mes grandes valeurs ignorées disparaissent, ainsi jetées. D’une vie pour protéger, emballer, et partager, me voilà de vous, bien mal récompensé. De tous les imaginaires crées, je n’ai plus d’envie. Sans un regard, je m’en vais dormir au monde des hommes infidèles et des déchets, à tout jamais.

Le recyclage

La vie n’a de sens que la raison peut ignorer. La Planète, en des temps éloignés, ne se prenait pas d’émotion pour cette immense pollution. Recycler était un mot que l’homme ne connaissait. Vigilance, respect, partager, ne pas gâcher, seront futurs. De souvenirs des Saintes écritures, les derniers maux des Hommes seront de peines et de cassures. Notre engagement pour sauver, sera de grandeur et de volonté. Epuiser la Terre nourricière, est un drame inquiétant qui désespère. La lutte est un devoir sacré, pour que le Grand Livre des hommes ne soit jamais refermé. Astres d’errances et de repentances, revenez sur mes chemins d’abondance.

Le créateur

Naufragé par toutes ces âmes damnées, l’artiste est un homme bien souvent abîmé. Mais d’une volonté puissante et autre, il connaît ses chemins qu’il a bâtis pour en être l’hôte. D’un matin épuré et gracieux, il part chercher le carton égaré et las. Se promenant aux airs du vent et des parfums, il porte en lui le regard du pèlerin. Parcourant garages, trottoirs pour me trouver, il saura enfin m’aborder. D’un avenir que je pensais perdu, je retrouverai forces et vigueurs. De cet inconnu voyage calme et serein, je me sentirai enfin digne et grand pour un nouveau destin. Revivre, ne plus polluer… comme un nouveau sourire entre les mains de ce créateur engagé. L’Art aura des mots que je ne peux dévoiler. Le grand mystère des hommes sera toujours caché.

Le travail

D’une pensée réfléchie et discrète, le créateur se mettra un jour en quête. Créer, imaginer, penser, esquisser, ébaucher, sera d’esprit, de maîtrise et de volonté. Ultime moment de son être, la création se fera de signes pour enfin paraître. D’outils précis et choisis, l’artiste dessinera une œuvre pour accomplir sa vie. Le hasard des mots confus et envoûtants, dévoilera enfin ses chemins rassurants. Subjugué et surpris par tant de précaution, le carton se prêtera de connivence et d’émotion. D’une nouvelle amitié partagée, les murmures seront de beauté et de préférence croisées. La grandeur et la beauté créative, ne se formeront que d’heures ou de journées tardives. Toucher, tracer, couper, coller, vernir, seront des mots que le carton contrôlera pour se vêtir. D’équerre, de règle et de compas, le créateur de ses outils ordonnera. L’art est un grand œuvre contrôlé, où le doute ne sera qu’envolé. D’un temps incertain mais serein, les codes et les symboles se feront de création. Les grands mystères de l’imaginaire, se placeront entre ces mains sincères. C’est toute une vie ou un chemin qui se raconteront, entre les carrés, les courbes et les ronds. Virevoltant en des sarabandes sans nom, le dessin se prêtera de forme pour les crayons. La sensibilité, l’émotion, la passion, prendront naissance et évidence, pour ce long travail fait de calme et d’aisance. Le grand œuvre sera de mémoire pour les cathédrales d’antan; je ne pouvais qu’être grand. Alors pour remercier l’artiste désigné, le carton lui prêtera sa beauté retrouvée. De notes précises et choisies il se racontera, mais au travers des mots qui habillent, il s’envolera. Cannelure, pliage, kraft et papier se feront de bonheur et de lien, pour lui donner force, vigueur, et entrain. Si longtemps oublié, le hasard se donnera pour lui, en vie et en éternité.

Le meuble

La naïveté se donnerait de mots pour me décrire. Semblant si loin de la solidité du bois, je ne suis pour vous que doutes, rêves ou émois. Travaillé, poncé, égalisé, équerré, voici les mots qui accompagnent ma force. D’une matière, épurée et docile, me voilà devenu resplendissant et gracile. Les chemins entrepris et traversés pour me construire, se donnent de courbes et d’angles pour me grandir. Vernis, collé, krafté, roulé, me voilà enfin composé de parures papier. Vous charmer et vous plaire, s’impose de but et de lumière. La beauté est un voyage choisi, que le monde de l’art apprécie. Mesuré, caressé, regardé, composé, les chemins ouverts m’ont interpellé. Des grands voyages imaginés ou rêvés, j’en resterai le pèlerin charmé. Le marron qui me teintait, fut magnifié bien au delà de toutes mes pensées. J’avais progressé, épaissi, aux pourtours de tous ces bois songeurs réunis. Le doute de ma longévité ne fut plus qu’un mot, allongé sur un trottoir pauvre, mouillé et sot. Le bois, cet ami penseur et si cher, se trouva subjugué et confiant par mon aspect si fier. Etre durable, solide et puissant, se donnera de précautions et de temps. Accompagné de certitudes et de confiance, je quitte en oeuvre libre mes chemins d’errance. Pour une nouvelle existence espérée, mon unique demande sera d’exister.

Les dessins

Le dessin d’un meuble est une envie bien souvent partagée. De rendez-vous ou de croquis envoyés, le client devient ainsi son ami souhaité. Les mots pour m’accomplir et me paraître, seront de passion et d’amitié. La création est une œuvre unique, faite de choix, d’envies, de mots ou de musique. Les notes précises qui me composent, se formeront d’attention et d’osmose. Me retourner tendrement vers l’artiste reconnu, sera de remerciements simples mais entendus. Le monde étonné d’ailleurs, sera mon souffle convaincu mais sauveur. La création est une attention, que je porte en mon cœur et en mon émotion.

La création

Le meuble est une pensée que les crayons vont reconnaître. De traits et de carrés, de dessins et de murmures, de découpes et de collages, elle se verra entendue. Dévoiler ses mystères ne me semble pas obligé. Les grands rêves seront toujours d’éternité. Travaillé à la règle et à l’équerre, le carton se transformera. Contrôlé, assemblé et poncé il finira. En œuvre achevé, il s’en ira habillé et vernis. Le voilà d’éternité aux regards devenus amis. De mains et de soins portés pour l’entourer, il se donnera de temps et d’espace pour être enfin aimé. 

Ses formes, ses couleurs et sa texture

Le carton sera généreux dans ses formes, ses expressions et ses couleurs. Habillé ou peint il se prêtera de regards pour se magnifier. De courbures différentes, il s’offrira à toutes les mouvances. De mots justes pour le conter, c’est une œuvre solitaire que vous aborderez. Le raconter et lui parler sera de tendres façons pour l’aimer. Prêtez lui des regards qui lui rappelleront que le temps n’est qu’amour et précautions.

Déplacement

De voyages pensés, je viendrai vous rencontrer. Il suffit de me le demander, pour que mes yeux en soient éclairés. Si l’envie vous interpelle en mes chemins, je vous apprendrais à créer. Acquérir et enseigner peut être de poésie et de beauté. L’intuition des mots dévoilés ou perdus, est un chemin sombre que j’ai tant connu. La parole dégagée est un combat, que je tiens à rencontrer ici bas.

Prix 

L’oeuvre sacrée et unique est parée pour partir. Dans le monde profane qui l’accueillera, d’un amour naissant elle vous portera. Comme une toile où les peintures allongées se racontent, mes tarifs sont un chemin de création que je vous conte.

L’atelier

Dans un magasin situé a Asnières ( 92600 ), les cartons alignés vous attendent. D’un désir que vous aurez formé, je vous conterai. Règle, équerre et compas seront de force entre mes mains quand les mots seront devenus vains. L’atelier sera d’histoire et de murmures pour les dessins imaginés. Ebauches, crayonnés et esquisses, seront d’envolée pour toutes vos pensées. L’œuvre rejoindra son destin silencieusement demandé.

Liens Photos

De chemins prévenants et sereins, la poésie se fera. L’éternité s’est posée là. D’un oeil calme et attentif, la lumière se présentera. Travaillée et réfléchie, elle se dirigera. Composée de temps et de connaissances, la photo sera. 4X5, 6X7, 24X36, Ekta, cyan, et magenta avait ses mots que la beauté a reconnue. Objets, portraits, reportages, ne furent que de longues histoires traversées. L’amour possédait ces parcours voilés qu'il ne pouvait que connaître. Oeuvre de patience et de silence ses mots se sont arrêtés. Après des années de publicités, l’exigence a trouvé son chemin. Phil ROODY en est son pèlerin. Formé à la Grande Ecole de la Pierre Brute et de la Canne d’Arme, sa vie ne fut qu’un long voyage.

Enfin, je citerai :

Votre grand Philosophe ROUSSEAU dit dans L’Emile :

« Homme, ne cherche plus l’auteur du mal : cet auteur, c’est toi-même. Il n’existe point d’autre mal que celui que tu fais ou que tu souffres, et l’un et l’autre te vient de toi. »

Et le Maître de Sabre Ryôtan FAKUDA

« L’art, oui l’art….C’est le grand œuvre, le sommet jamais atteint.
Ne me donnez pas la composition de la peinture, ou de la toile.
Ne me confiez pas vos secrets de création ou de photographie….non… je ne désire pas cela !
Telle la pureté et la beauté du Sabre soufflez-moi votre enfance !
Artistes…faites moi rêver ! »

Je le pense !

Oyama TAKUASHI
Maître de Zen.



 
" Entends-tu le murmure de l’arbre dans la montagne ? "

Accueil Galerie Ecologie Philosophie Contact


Textes et photos déposés à : L'Institut National de la Propriété Industrielle